Une affaire qui a l'air rentable sur le papier peut cacher un bail qui expire, une équipe qui part avec l'ancien propriétaire, ou une marge gonflée pour la vente. Voici les pièges classiques, les documents à exiger avant de signer, et un calculateur pour situer la valeur de votre fonds de commerce à partir de l'EBE.
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Définition
Le multiple d'EBE est la méthode la plus utilisée pour valoriser un restaurant à la revente : on multiplie l'excédent brut d'exploitation (EBE) — ce qui reste après charges, hors impôts et amortissements — par un coefficient sectoriel, généralement 2 à 4 fois en restauration traditionnelle. Ce n'est jamais le seul critère : emplacement, bail et état du matériel pèsent tout autant.
Valeur indicative = EBE × multiple sectoriel (généralement 2 à 4 en restauration traditionnelle)
Reprendre un restaurant, c'est acheter une clientèle, une équipe et un historique de chiffre d'affaires — la question est de savoir si cet historique est réel ou gonflé pour la vente. Créer, c'est partir de zéro : pas de passif caché, mais aucune certitude sur la fréquentation avant plusieurs mois.
Le calcul qui tranche est presque toujours le même : le prix de la reprise (fonds de commerce et droit au bail) contre le coût et le délai d'une création, mise aux normes comprise. La due diligence sert exactement à ça — vérifier si l'historique affiché résiste à l'examen.
Une liste de documents à exiger — pas une liste d'intentions.
Liasses fiscales et comptes de résultat des 3 dernières années — pas un prévisionnel optimiste construit pour la vente.
Durée restante, loyer actuel et sa clause de révision, conditions de résiliation et de cession.
Recette par recette, pas une moyenne de carte — la seule preuve que la marge annoncée existe vraiment.
Qui part avec la cession, qui reste, quels contrats et quelle ancienneté.
Âge, entretien, contrats de maintenance — chiffrer ce qu'il faudra remplacer dans l'année.
Demandez les fiches techniques : s'il n'y en a pas, la marge annoncée est une opinion, pas un fait.
Deux chiffres suffisent pour une première fourchette : le chiffre d'affaires annuel et l'EBE en % du CA. Le calcul reste indicatif — l'emplacement et le bail pèsent autant que les chiffres.
EBE annuel
72 000 €
Valorisation indicative
144 000 € – 288 000 €
Fourchettes indicatives, selon emplacement et bail — pas une offre.
Laissez votre email et on vous montre votre marge réelle sur chaque recette — factures lues automatiquement, coûts à jour. Sans spam.
La démarche de due diligence est identique — passif, bail, matériel, équipe. La remise de commerce se valorise le plus souvent en multiple d'EBITDA, comme en France. Parlez-en à votre fiduciaire avant de signer une lettre d'intention : les usages de valorisation varient selon le canton et le secteur.
Que vous vendiez ou repreniez, la même question revient : la marge annoncée est-elle réelle ?
Des fiches techniques chiffrées, un coût matière réel plutôt qu'une moyenne de carte — de quoi défendre le prix de vente face à un acheteur qui va vérifier.
Recalculez la marge réelle du restaurant visé à partir de ses factures et de sa carte — avant de signer, pas après.
Dans les deux cas, la marge affichée ne vaut que ce que les fiches techniques peuvent prouver.
Reprendre n'est pas le seul chemin — voir aussi ouvrir un restaurant pour comparer. Une fois la reprise faite, le compte de résultat devient le document que vous lisez chaque semaine — voir comment lire un compte de résultat.
Une première fourchette se calcule en multipliant l'EBE (excédent brut d'exploitation) par un coefficient sectoriel, généralement 2 à 4 fois en restauration traditionnelle. Ce n'est qu'un point de départ : l'emplacement, le bail restant et l'état du matériel font varier le prix final de façon significative.
C'est le coefficient qu'on applique à l'excédent brut d'exploitation pour obtenir une valorisation indicative — EBE × multiple. En restauration traditionnelle, ce multiple tourne le plus souvent entre 2 et 4 ; en gastronomie ou avec un emplacement rare, il peut monter plus haut.
Les 3 derniers bilans, le bail commercial complet, les fiches techniques et le coût matière réel recette par recette, la situation du personnel (contrats, turnover), et l'état du matériel. Sans fiches techniques, la marge annoncée reste une déclaration, pas une preuve.
La reprise achète une clientèle et un chiffre d'affaires déjà là, au prix d'un passif potentiellement caché. La création part propre mais sans certitude de fréquentation pendant les premiers mois. Le calcul qui tranche : le prix de la reprise contre le coût et le délai d'une création, mise aux normes comprise.
En prouvant que la marge annoncée est réelle : des fiches techniques chiffrées plat par plat, un coût matière suivi plutôt qu'estimé, des comptes à jour plutôt qu'un prévisionnel optimiste. Un acheteur qui peut vérifier négocie moins fort qu'un acheteur qui doute.
Qui construit methodusmethodus est construit par un opérateur. Nathaniel Gilliand, diplômé de l'École hôtelière de Lausanne, dirige des restaurants, des bars et des beach clubs. C'est l'outil qu'il a construit pour retrouver la marge qui s'évaporait dans ses propres comptes.
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Fiches techniques chiffrées, coût matière réel, comptes à jour — que vous vendiez ou repreniez.
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